Qu'est-ce que l'écologie sensible ?

Retisser notre lien au Vivant


L’écologie sensible est une approche qui invite à une reconnexion profonde au Vivant — en soi, autour de soi et dans le monde.
Elle ouvre un chemin vers une relation plus juste, plus consciente et plus régénérative entre les êtres humains et la Terre, à la fois sur le plan individuel et collectif.
À travers le corps, les émotions, les sens, l’imaginaire et l’expérience vécue, l’écologie sensible restaure les liens abîmés par une culture de séparation : séparation d’avec la nature, d’avec les autres, d’avec nous-mêmes.
Elle répond à un double constat :
  • d’un côté, l’urgence des crises socio-écologiques ;
  • de l’autre, l’éco-anxiété, la perte de sens, le sentiment d’impuissance ou d’isolement que beaucoup ressentent aujourd’hui.
L’écologie sensible est un chemin de guérison de notre relation à la Terre et à la Vie.

L’écologie sensible est une approche transdisciplinaire qui vise à une reconnexion profonde avec le vivant pour une relation entre les êtres humains et la Terre plus équilibrée et régénérative tant au niveau individuel que collectif.

On entend par reconnexion profonde, la restauration des liens, la reliance par les sens, les ressentis, les émotions.

On entend par Vivant toute forme de vie en soi, autour de soi dans le monde végétal, animal – y compris humain-, ou minéral, les relations d’interdépendance entre les êtres ainsi que les liens à plus grand que soi.

L’écologie sensible est une réponse au constat que la perte de ces liens a mené, d’un côté, à la domination et la dégradation de l’environnement et aux crises socio-écologiques et, d’un autre côté, à une perte de sens, de l’éco-anxiété ou de l’épuisement.

L’écologie sensible est un chemin de guérison de notre relation à la Terre. Elle permet de mieux accueillir nos émotions face à l’état du Monde, appréhender et remettre du sens dans les relations que nous, êtres humains entretenons avec toute forme de vie, pour agir en conscience et positivement tant au niveau individuel qu’au niveau de collectivités résilientes.

L’écologie sensible établit des ponts, des liens multiples entre notre monde intérieur et le monde extérieur afin de retrouver notre juste place dans la toile du Vivant.

Les pratiques d’écologie sensible font la part belle aux immersions dans la nature, à l’accueil et l’expression des émotions, à l’écoute profonde, et, aux rituels et à l’imaginaire.
C’est une approche holistique, créative, sensorielle et transdisciplinaire à la frontière entre les sciences du vivant a biologie, l’anthropologie, la philosophie et la psychologie.

Elle touche aux pôles de l’éducation, du soin et de l’engagement politique.

L’écologie sensible réunit des sources complémentaires:
  • Les approches thérapeutiques contemporaines qui prennent en compte l’être humain dans ses dimensions psychique, émotionnelle et relationnelle. Elle explore comment les liens au Vivant peuvent soutenir la santé humaine de manière holistique, et propose des Soins Verts.
  • Les traditions spirituelles et de sagesse pour les pratiques de méditation, de présence, d’écoute silencieuse ou de rituels de même que pour la conscience des cycles de vie - mort- renaissance.
  • Les savoirs et pratiques des peuples racines qui portent une vision de l’interdépendance et de profonde connexion avec la terre, la forêt, l’eau, l’air et toute forme de vie.

Elle est proche parente de
  • l’éco-psychologie: un champ transdisciplinaire qui tente d’explorer, de comprendre et de prendre soin des inter-relations profondes entre les humains et la Terre (source l’AFECOP)
  • l’éco-spiritualité: En fusionnant deux mots sous la forme d’un néologisme, cette « notion liane » traduit l’idée que écologie et spiritualité forment un tout. Elles sont indissociables, parce que nous sommes avec la Terre dans une communauté d’être, de vie et de destin. Parce que la nature – au-delà de ses apparences matérielles – a une âme. L'éco Spiritualité appelle à un dépassement des dualismes (nature/culture, esprit/matière, visible/invisible, masculin/féminin, etc.) et à une « reconnexion » profonde au vivant comme clé de la « grande transition » écologique et sociale à accomplir. Cela, en accordant une place importante aux émotions, au corps et à l’imaginaire ainsi qu’en s’ouvrant au « plus grand que soi », mystère saint ou sacré, transcendant ou immanent, au-delà des noms qu’on lui donne (source M-M Egger dans la Revue Etude)
  • la transition intérieure: Il ne s’agit pas seulement d’aménager le système ou de créer des alternatives, mais bien de réimaginer notre manière d’habiter la Terre, de créer une nouvelle culture collective compatible avec la vie aujourd’hui et demain sur cette planète. Cette démarche nécessite souvent d’entreprendre soi-même un voyage intérieur, de manière individuelle ou collective, afin de transformer notre vision du monde et d’équilibrer l’être et le faire. (Source: Réseau Transition)